Nous, la liste SUD/Solidaires Scaleway, portons la revendication de réduire le temps de travail :
• sans perte de salaire
• sans dégradation des conditions de travail
• compensée par des recrutements équivalents au temps partagé
Cette mesure est à la fois nécessaire et réalisable, pour mieux répartir le travail, préserver notre santé (réduction du stress et de l’anxiété) et libérer du temps pour nos vies personnelles. Réduire le temps de travail sans diminuer les salaires, c’est permettre aux salarié·es de bénéficier davantage des gains de productivité et de la richesse qu’ils et elles contribuent à créer.
Réduire le temps de travail, sans perte de salaire, c’est possible ! Des entreprises l’applique déjà et pour les obtenir nous aussi, nous avons besoin de vous tous·tes.
Cette mesure est à la fois nécessaire et réalisable, pour mieux répartir le travail, préserver notre santé (réduction du stress et de l’anxiété) et libérer du temps pour nos vies personnelles.
Réduire le temps de travail sans diminuer les salaires, c’est permettre aux salarié·es de bénéficier davantage des gains de productivité et de la richesse qu’ils et elles contribuent à créer.
Réduire le temps de travail, sans perte de salaire, c’est possible ! Des entreprises l’applique déjà et pour les obtenir nous aussi, nous avons besoin de vous tous·tes.
Comment les appliquer ?
Passer aux 32h/4j, c’est possible et réalisable, quel que soit le mode de décompte du temps de travail !
L’exemple de LDLC le démontre : depuis 2021, l’entreprise applique déjà la semaine de 4 jours sans perte de salaire, pour les salarié·es au forfait horaire, comme au forfait jour (environ 30% de ses salarié·es).
En 2024, une étude s’est concentrée sur 150 entreprises ayant mis en place la semaine de 4 jours, dont 10% l’ont fait avec une réduction du temps de travail et sans perte de rémunération. Rien que sur 2023, plus de 450 accords d’entreprises mentionnent la semaine de 4 jours.
Pour les forfaits horaire
Le principe est simple : passer de 35h à 32h par semaine, tout en préservant le même salaire.
Deux organisations sont possibles, selon les besoins et les contraintes de chaque équipe :
• une semaine de 4 jours de 8h
• des journées de travail plus courtes réparties sur 5 jours
Pour les forfaits jours
Pour les salarié·es au forfait jour, le temps de travail est décompté en jours sur l’année, et non en heures par semaine. La réduction du temps de travail doit donc être adaptée à ce régime. Si l’objectif est de maintenir le salaire, de réduire réellement le temps de travail et de préserver les conditions de travail, plusieurs modalités peuvent être étudiées, notamment :
• Réduire le nombre de jours travaillés dans l’année
• Maintenir le forfait contractuel en attribuant des jours de repos supplémentaires
L’exemple de LDLC : comment ça marche ?
Pour les cadres au forfait jour, LDLC a mis en place un système de repos supplémentaire appelé “jours LDLC”. Le forfait reste officiellement fixé à 216 jours par an, mais une partie de ces jours est désormais non travaillée et rémunérée. En 2021, cela représentait environ 182 jours travaillés dans l’année, permettant d’avoir une journée libre ou deux demi journées supplémentaires par semaine.
Le jour non travaillé est organisé en fonction des besoins des équipes, pour permettre à l’entreprise de continuer à fonctionner sans impact négatif.
Quels intérets pour l’entreprise ?
Si les intérêts pour les salarié·es semblent évidents, pourquoi l’entreprise pourrait souhaiter réduire le temps de travail sans baisse de salaire ?
Moins d’heures, même activité : dans les expérimentations de réduction du temps de travail, sans perte de salaire, aucune perte de chiffre d’affaires n’a été observée. Nous travaillons donc moins, mais mieux.
Des salarié·es en meilleure santé, des équipes qui restent : plusieurs expérimentations ont fait état d’une diminution du stress et de l’épuisement professionnel. Des salarié·es en meilleure santé sont plus efficaces et plus fidèles. Réduire notre turnover, c’est avoir des équipes plus expérimentées, limiter la perte de connaissances et avoir une meilleure capacité à former et encadrer les nouvelles recrues.
Un atout pour recruter : réduire le temps de travail renforce aussi notre marque employeur. Dans un secteur concurrentiel, cet avantage nous permettrait de sortir du lot et d’attirer de nouveaux talents.
Les résultats des expérimentations sont encourageants, alors à quand notre tour ? Au Royaume-Uni, 92 % des entreprises participantes à un programme pilote ont souhaité poursuivre la semaine de quatre jours. Ces résultats montrent qu’une réduction du temps de travail peut être compatible avec le maintien de l’activité et une amélioration des conditions de travail.
Une telle évolution demandera du dialogue, une adaptation de l’organisation et des moyens suffisants. Nous sommes convaincu·es qu’en construisant collectivement le projet, nous pouvons obtenir une réduction du temps de travail qui bénéficie aux salarié·es sans fragiliser l’activité.
Comment les obtenir ?
Pour faire avancer la revendication des 32h sans perte de salaire nous allons devoir nous organiser ensemble, salarié·es comme élu·es, et se mobiliser pour construire un rapport de force collectif. Pour y parvenir, voici le plan que nous proposons.
Bâtir un collectif
Pour que la réduction du temps de travail devienne une réalité, nous aurons besoin de vous tous·tes. Nous souhaitons organiser des sondages et des débats afin de partir de vos besoins réels et montrer à la direction que cette revendication est largement partagée.
Dans le même esprit de transparence et de communication constante que celui que nous avons porté pendant cette campagne, nous nous engageons à vous informer régulièrement de chaque avancée, des discussions avec la direction et des prochaines étapes.
Plus nous serons nombreux.ses à nous exprimer, plus nous aurons de poids à la table des négociations.
S’appuyer sur une expertise
Le CSE peut faire appel à une expertise dans le cadre de l’examen de la situation économique et financière de l’entreprise. Nous utiliserons ce levier pour évaluer les moyens dont dispose l’entreprise et défendre, avec des chiffres à l’appui, la réduction du temps de travail. L’objectif sera d’évaluer les marges de manoeuvre existantes et les conditions économiques d’une telle réduction.
Proposer une expérimentation
Plutôt que d’attendre un accord immédiat, nous souhaitons mettre en place une expérimentation dans différentes équipes volontaires, qu’elles soient au forfait jours ou horaires. Le but sera de tester les différentes organisations, d’évaluer leurs effets sur l’activité et les conditions de travail, et d’identifier les adaptations nécessaires avant une éventuelle généralisation.
Porter les 32 heures aux NAOs
La réduction du temps de travail ne sera pas décidée par le CSE, mais bien par les syndicats représentatifs. Et c’est là que votre voix aura un rôle : avec au moins 10% des voix au premier tour, une organisation syndicale devient représentative et désigne un·e délégué·e syndical·e. Grâce à ce levier, nous porterons cette revendication aux négociations annuelles obligatoires (NAO).
Du 19 au 21 octobre, vote pour la liste Sud/Solidaires Scaleway !
Si ces revendications te parlent, vote pour nous du 19 au 21 octobre afin que nous les portions au CSE !
N’hésites pas à rejoindre le channel Slack #uss-scaleway, ou à nous contacter par mail pour échanger avec nous.
Si tu veux nous aider à porter ces revendications, tu peux aussi nous rejoindre !
