À partir du jeudi 5 novembre, l’intersyndicale appelle à la grève générale et à construire la reconduction, face à la crise sociale et économique. Depuis septembre, la jeunesse dans les lycées et les universités a montré la voie en se mobilisant, et trois samedis de manifestation ont déjà eu lieu, le tout violemment réprimé. Aujourd’hui, l’heure est à la construction de la grève pour bloquer la production et ainsi forcer le patronat et le gouvernement à satisfaire toutes les revendications.
Pourquoi
Nous sommes des travailleuses et travailleurs comme les autres. Licenciements, salaires qui stagnent, retour au bureau forcé, pression à l’utilisation de l’IA, ce qui touche les autres secteurs nous touche aussi, et ce sont toujours les salarié·es qui en pâtissent. Le 5 novembre doit marquer le début d’un vaste mouvement interprofessionnel.
Soutenir la jeunesse. Des milliers de jeunes, dont beaucoup de mineur·es, ont été interpellé·es ou blessé·es pour avoir demandé plus de moyens et de meilleures conditions d’études, avec l’espoir d’un avenir meilleur. Ces jeunes seront bientôt nos futur·es collègues et les soutenir, c’est refuser que la contestation se règle par la répression.
Comment
Le droit de grève est une liberté individuelle, garantie par la loi. Tous·tes les salarié·es peuvent l’exercer, sans être forcément syndiqué·es. Aucune direction ne peut empêcher de faire grève, ni sanctionner, un·e salarié·e pour avoir utilisé le droit de défendre ses intérêts.
Prévenir la direction est optionnel. C’est à la direction de faire le recensement des grévistes. Elle peut être prévenue, ainsi que les managers, mais rien ne l’oblige. Dans le secteur privé, sauf dans les entreprises chargées d’un service public, il n’y a pas de préavis à respecter.
En grève, une journée entière ou quelques heures. Les salarié·es peuvent choisir de faire grève une journée entière, ou seulement quelques heures. L’entreprise peut retenir sur le salaire du gréviste la fraction de salaire correspondant à la durée de grève, mais aucune autre retenue ne peut être appliquée.
Pas d’astreinte durant la grève. Pendant la période de grève, le travail cesse entièrement. Il n’y a pas à être joignable, ni à assurer les astreintes. Attention cependant, cela vaut pendant le temps réel de grève. Refuser uniquement l’astreinte, en continuant à travailler normalement, ne constitue pas une grève et ne protège pas.
Que faire de plus, ou à la place
Soutenir les grévistes. Faire grève a un coût, un jour de salaire perdu pèse lourd pour beaucoup de travailleuses et de travailleurs. Les caisses de grève permettent à chacun·e de tenir, même un petit montant compte.
Créer du collectif en se syndiquant. Seul·e face à la direction, nous avons peu de poids. Les syndicats ont été créés par des travailleuses et des travailleurs pour se défendre au quotidien et améliorer les conditions de travail. Le nombre et la solidarité font notre force, rejoignez-nous !
Celles et ceux qui nous exploitent sont organisé·es, faisons de même !
Toutes et tous en grève, dès le 5 novembre !